Général Marcel SERRET 

Le général Marcel SERRET est né le 25 novembre 1867 aux Luneaux à Bléneau dans l'Yonne. En 1895, à l'âge de 28 ans, il est promu capitaine. Puis les faits se succèdent : en 1908, il commande un bataillon de chasseurs ; en 1911, il est appelé au ministère de la guerre ; en septembre 1912, il est attaché militaire à Berlin ; les 1er et 2 septembre 1914, alors qu'il est lieutenant-colonel, il se distingue la veille de la bataille de la Marne et est promu colonel à la fin du mois de septembre 1914. Le 5 janvier 1915, il reçoit le commandement de 5 bataillons de chasseurs de la 66ème D.I., nommé général de brigade (29/01/1915), commandant la 66ème D.I. qui se bat à l'Hartmannswillerkopf où il est gravement blessé à la cuisse par un éclat d'obus le 29/12/1915. Il est évacué vers l'hôpital de Moosch où il est immédiatement opéré. Le lendemain, le 30 décembre 1915, il est amputé de la jambe. Le 31 décembre, sa femme et sa fille viennent à son chevet. Son état se dégrade, un abcès se forme à la plaie. Les médecins le réopèrent. A près une brève amélioration, il meurt le 6 janvier 1916.

 

    Il repose pour toujours à Moosch. Aujourd'hui, plusieurs rues portent son nom, et le musée de Saint-Amarin s'appelle musée SERRET.

 

Citation à l'ordre de l'armée :

 

« A conduit une série d'opérations avec une énergie magnifique et une habileté consommée. Officier général de la plus haute valeur, d'une grande bravoure, d'une activité inlassable, a montré toutes ses qualités dans la longue lutte qui s'est déroulée dans le secteur de sa Division. Officier général d'une valeur exceptionnelle et de la plus haute distinction. Commande depuis plus de 11 mois une division d'élite dont il a su porter le moral au degré le plus élevé par son activité de tous les instants, son ardeur guerrière, sa foi dans le succès et l'élévation de ses sentiments. A fait preuve d'une éclatante bravoure et d'une entière compréhension de ses devoirs de chef en se portant, sous un feu d'artillerie extrêmement violent, jusqu'aux tranchées de première ligne pour juger personnellement de la situation et se montrer à ses troupes. A été très grièvement blessé et amputé de la jambe droite. »

Sources : Christelle Holtz, Mémoire des Hommes, MémorialGenWeb. 

 

Il existe également une biographie écrite par Henri Bordeaux, de l'Académie française : « Vie et mort du général Serret ».